Autoportrait

Je sais me contenter de moments exceptionnels…
mais je privilégie la magie du quotidien…

Pensée du jour, un lundi peut-être ;

Pascal Desroche, né en 1967
Respire en Bretagne
Photographe autodidacte

 

 

J’ai commencé à me raconter des histoires avec un boîtier photo lorsque j’ai acquis mon premier appareil réflexe numérique. Un canon 350D. Jusque là je m’amusais avec un nikon coolpix 800 pour laisser des traces de festivals voire pour illustrer certains sites internet que je réalisais.

A partir du Canon, j’ai monté une galerie web, en 2004 ce qui m’a permis d’obtenir quelques missions photos dans l’événementiel. Course au large, théâtre de rue, concerts, photos d’entreprises…

L’appareil a évolué, toujours chez Canon, mais en 2010 j’ai privilégié Nikon, je me sens plus en accord avec la lumière générée par le capteur.

Je suis un contemplatif. Je me suis toujours laissé happer par la magie des reflets, quel que soit le contexte. L’élément liquide dispose de cette vertu à vous immerger indéfiniment dans son mouvement, particulièrement lorsque son cours est contrarié.

L’ensemble devient un générateur de formes et couleurs, à travers courbes onctueuses, écumes et bulles d’air tumultueuses, courants, donnant une vie parallèle à ce qui se trouve sous la surface et dans les reflets.

Je suis un amoureux des ondes et de l’énergie vibratoire. J’aime lorsque le « modèle » n’est pas entièrement identifiable au premier coup d’oeil. On approche d’un ensemble lumière-matière, l’oeil se fixe sur certains éléments et l’esprit découvre au fur et à mesure d’autres univers.

 

Ce sentiment, je l’ai particulièrement éprouvé lors d’une session de ‘land art’, une activité qui consiste à s’approprier l’espace autour de soi en y ajoutant une touche artistique personnelle éphémère.

En bord de mer par exemple, on peut s’amuser à faire des pyramides de pierres, des tableaux d’algues colorés de coquillages…

Ca paraît naïf au premier abord. Mais il y a un second  degré délicieux : lorsqu’on modifie l’aspect des lieux, on s’en imprègne davantage jusqu’à percevoir des courbes et des formes que l’oeil du passant ne peut saisir.

Passé un temps d’adaptation l’esprit se projette dans un univers onirique et c’est assurément une des clés de la sérénité de l’existence.

Notre quotidien est chargé de ces univers visuels parallèles. En fonction du contexte que l’on traverse, certains sont plus lourds, d’autres plus légers, vivifiants et apaisants.

Ce sont ceux-là que j’ai envie de partager. Ce qui ne m’empêche pas de privilégier d’autres contextes à l’occasion.

La Ria d’Etel est devenue mon écrin en 2012…